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Belles années

Vingt-cinq employés accueillent, placent, désaltèrent un public de plus en plus nombreux. Chaussures cirées et grande livrée. « Du bleu. Le bordeaux au Palace et le vert au Métropole. »
La salle homonyme de la célèbre tour rivalise en nombre de places. Mais elle ne peut régater avec l’infrastructure technique ultra-moderne du Capitole. En raison de sa taille, de ses qualités acoustiques et visuelles, le Capitole devient tout naturellement la « salle hollywoodienne » de la ville.

« C’étaient les belles années. Il n’y avait pas de télévision. C’était juste après la guerre et les gens sortaient beaucoup. » L’époque où placeurs et concierges sont en uniforme, où le public vient en tenue de soirée. L’époque aussi des grosses productions américaines, du CinémaScope, des grands westerns, puis du grand cinéma italien.
Les séances sont souvent mondaines. Les gens achètent leurs billets d’avance sans même connaître le titre du film qui va être projeté. Les soirs de grande première, les voitures ne passent plus l’avenue du Théâtre, parce que la foule déborde sur la route. « Le Jour le plus long a été complet tous les soirs pendant un mois. »

Programme du capitole de 1980 à 2007(pdf)